Arlequin, un habit, une histoire, une vie en couleur

Catégorie : Critique

Angelo Naselli dit Lecchino, Ganassa pour la scène ou encore Arlequin, c'est ce personnage aux mille pitreries qui se retrouve au coeur du dernier roman de Michel Maisonneuve "L'Histrion du diable". L'auteur a imaginé la vie de ce saltimbanque, il décrit son quotidien, ses réussistes et ses mésaventures. Il donne la parole à ses compagnons baladins pour évoquer le personnage à l'habit multicolore.
Lorsque le récit démarre, c’est la nuit, le costume d’Arlequin est là, étalé, vide. Ses amis sont réunis autour d’un feu, et lui, le saltimbanque qui mène le jeu, n’est pas là. Il s’est volatilisé sans prévenir, laissant derrière lui Micheluccio, son fils. C’est pour lui que Gianni le narrateur principal prend la parole et commence à raconter la vie du trublion.
Pas de temps mort, c’est dynamique avec beaucoup de dialogues, rempli de détails qui posent le décor et de mots savoureux, pittoresques. L'auteur recourt à un lexique concret, emploie des procédés de caractérisation. On a l'impression d'assister à un vrai spectacle vivant.

"L'Histrion du diable", de Michel Maisonneuve. Gaïa éditions. 22 €.