"La poésie cet embrasement de peau"

Catégorie : Critique

Le musicologue Alain Duault est également poète. Son dernier ouvrage "Où vont nos nuits perdues" est un recueil de textes très denses, qui évoquent les turbulences de la vie. Le tragique, la mélancolie, les fantômes qui pèsent sur nos épaules, les nuits inquiétantes, le feu qui couve, ...voilà ce que l'on trouve dans cet ensemble de textes écrits par Alain Duault dans sa maison fléchoise (72).

C'est âpre et cela entraîne le lecteur dans une mer agitée, où des vagues de mots ballottent le lecteur.

Il faut du souffle à celui-ci pour aller au bout de ces pages, où la ponctuation est absente.

"Je ne comprends que la poésie que je ne comprends pas" (p. 181)

Alain Duault libère des secrets endormis, entreprend des voyages au plus près de la beauté, du rire, de la folie, des caresses, du sang et de la vie. Son oeuvre poétique est du côté de l'amour et de la force du désir. "La poésie cet embrasement de peau que le matin révèle." 

"Où vont nos nuits perdus, et autres poèmes", d'Alain Duault, préface de Xavier Darcos. Poésie/Gallimard. 320 pages. 8,60 €. Cette année, la collection Poésie/Gallimard fête ses 50 ans.