Quand une écolière rencontre une baleine

Catégorie : Critique

 

Une petite fille, un bras tendu, des mots échangés : "La baleine du bus 29"  évoque le monde de la rue. Mais ici, pas de discours moralisateur ou de bons sentiments, juste de l'attention à l'autre et un peu de poésie. Lorsque la petite fille aperçoit une grosse dame, assise près de son arrêt de bus, elle la voit comme une baleine échouée." Cette femme de la rue, qui se déplace avec tout un tas de sacs, a un comportement original. Elle sort un ciré pour la pluie quand le ciel est bleu, demande à la petite fille de fermer une porte imaginaire pour éviter les courants d'air. A coup sûr, le vent s'est engouffré dans la tête de cette dame qui parle de façon étrange. Le lendemain, la conversation est engagée, quelques mots sont notés. Et puis un matin, il n'y a plus personne, la grosse dame a pris d'autres chemins. Reste quelques bouts de papier et un peu de rêve dans la tête de l'écolière.  Les illustrations sont tout aussi fantaisistes, délicates et surtout bien travaillées dans leur composition avec des choix d'angles de vue adaptés au texte.

 

"La baleine du bus 29", de Christine beiglel, illustrations d'Alessia Bravo. Motus, 13 €.