Un album jeunesse consacré à Malala, la plus jeune lauréate du Nobel de la paix

Catégorie : Critique

 

Tout d'abord, ce qui frappe dans cet album, ce sont les couleurs, les fleurs, les personnages qui se donnent la main et les colombes qui apparaissent ici et là. Puis arrive le visage du personnage principal : Malala, plus précisément Malala Yousafzai, jeune pakistanaise prix Nobel de la paix en 2014, à l'âge de 17 ans. Encouragée par son père, directeur d'école, la jeune fille écrit son journal sur un blog de la chaîne BBC. En 2012, celle qui dénonce les violences des talibans est victime d'un attentat. Grièvement blessée, elle arrive à s'en sortir et rejoint le Royaume-Uni, où elle vit désormais. Raphaële Frier fait le portrait de ce personnage singulier, évoque son enfance à Mingora (au nord d'Islamabad), ses prises de position, son discours à la tribune de l'ONU à New York en faveur de l'éducation pour tous, contre les violences, la pauvreté et la privation des droits essentiels. Les illustrations d'Aurélia Fronty sont d'une grande douceur, même lorsque le sujet est grave (comme le montre la scène de l'attentat dans le car scolaire).

A la fin du livre : dix pages documentaires pour bien situer l'histoire de Malala et rappeler quelques noms célèbres, grandes figures de l'humanité, qui constituent des références pour la jeune fille.

 

"Malala, le droit des filles à l'éducation", de Raphaële Frier, illustrations d'Aurélia Fronty.

A voir également le documentaire "Il m'a appelée Malala" de Davis Guggenheim , (sortie au cinéma, le 9 mars 2016)